Jacques Cadet

Jacques Cadet, artiste-peintre, a travaillé sur certains
des thèmes de ce site.
Il a exposé pour "La Chair et Dieu" (thème
de 2003/2004),
ainsi que pour "Voici l'homme" (thème
de l'année 2005) et a souhaité participer pleinement à notre
démarche.
Est présenté aussi sur ce site quelques uns de ses vitraux et une biographie et une interview
Il se présente lui-même à travers
ce texte :
De la matière à la figure, du liquide
joint au solide, l’œuvre peinte s’est élaborée
par bonds, séries et contrastes.
Cela tient de l’insecte fouisseur, du jeu de la glaise et de l’eau,
du conflit des rencontres et des croisements. Ocres ombrés et terreux
alliés au feu et à l’éclaircie. Reflets.
Mouvements intérieurs au fil des expériences ou des épreuves
humaines, signés dans la violence du geste et l’organisation contenue
des couleurs.
Langage qui s’accommode des personnages bibliques en séquences
de tableaux -Jonas, Abraham, Elie ou Tobie.
Portraits brûlants des conflits de l’histoire collective ou individuelle
- Lettres de Rodez d’Artaud - Chant de Maldoror - Shoah de Lanzman- Guerre
de Bosnie - Le pavillon des enfants fous.
Séries de peintures stigmatisant l’évolution d’un
sujet, tel l’itinéraire de Paul avant et après le passage
de la Parole.
Parcours jalonné aussi de créations joyeuses dans le dessin ou
les encres de Chine, ou
dans la création de vitraux en verre soufflé à l’antique
pour des monuments de la région Rhône-Alpes.
Jacques Cadet. Avril 04.
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| Jonas aux prises avec la Parole de YHVH Adonaï | |
| La tête de Jonas sur fond sombre verdâtre. Le noir gagne
le visage et ronge l'œil. Que se passe-t-il dans cette tête? L'oreille droite entend la Parole, nette et lumineuse, «Va à Ninive, Crie contre elle, Oui, leur mal monte en face de moi.». Cela a fait irruption d'en haut. Jonas tend une oreille immense... et serpentine. Il entend la Parole, elle le dérange. Il détourne le visage. Dans la gorge les mots tournent et se nouent. Les lèvres s'étirent, pas de réponse. Le menton fait la grise moue. Et la colère écarlate monte au nez « la narine lui brûle » suivant l'expression hébraïque pour désigner la colère de Yahvé ou celle de l'homme. |
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Une série de peintures marquée sous le signe du visage:
sans cesse il s'agit des intentions et mouvements intérieurs de
Jonas. Bon gré mal gré il traverse les péripéties désarmantes de la Parole. Rudesse du message à délivrer de la part de Yahvé-Adonaï. Violence du Mal / Violence de réaction: l'être de Jonas se divise, se dédouble. Image de soi en miroir... ![]() |
L'écriture
plastique sera maintenue dans le contraste fort des gestes, des formes,
des clairs obscurs.Cela dans
toute la série à l'exception de quelques scènes apaisées
dont la dernière: Jonas invité à contempler les largesses
de YVHV: |
![]() «Ne serais-je pas exorable envers Ninive, la grande ville, où existent plus de douze milliards d'humains qui ne connaissent ni leur droite ni leur gauche ?(les jeunes enfants) Et la bête est multiple...» |
| Jacques Cadet. Mai 2003 | les sous-titres sont extraits de la traduction Chouraqui. |
Coordonnées
Jacques Cadet : jacques.cadet@free.fr
07131 Saint Péray